Le « football de la relance », Une nouvelle variante pour...

Le « football de la relance », Une nouvelle variante pour les OG et les ONG

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Haitian Resource Development Foundation (HRDF) - www.hrdf.org - Le 11 avril 2011

Le Nouvelliste a aimablement accepté de publier notre article concernant les relations en Haïti entre les organisations gouvernementales (OG) et les organisations non-gouvernementales (ONG) à la réponse postséisme du 12 Janvier 2010 à nos jours.  L’article, – Jongler avec un ballon : Quand les OG et les ONG jouent au « football de la catastrophe », Qui perd gagne – (http://www.lenouvelliste.com/articleforprint.php?PubID=1&ArticleID=89982

Ses relations sont comparables à un jeu de “football de la catastrophe», une variante jouée sans arbitre et sans règles. Les équipes des OG et des ONG passent tout leur temps durant le jeu à dribbler, à jongler avec le ballon, à faire des crocs-en-jambe à leurs adversaires, sans même jamais essayer de marquer un but. En outre, comme ces équipes jouent sans arbitre pour faire appliquer les règles, les fautes s’accumulent et les lésions se multiplient. En un sens, le «football de la catastrophe” transforment des athlètes qualifiés en gladiateurs brutaux.

Beaucoup de fans de l’équipe locale – en particulier, les réfugiés du tremblement de terre qui vivent encore dans des camps, s’ennuient à assister à ce match épuisant joué par des célébrités très bien rémunérées. Ils veulent voir des buts – dans ce cas, leur liberté dans les camps, et leur réinstallation en lieux sécurisés. De même, les fans de l’équipe visiteuse – le monde des associations caritatives étrangères, des donateurs et des banques internationales – sont eux aussi fatigués d’assister à ce « football de la catastrophe ». Ils perdent intérêt au jeu et n’achètent plus de tickets. De toute évidence, Haïti a besoin de convertir son sport national de “football de la catastrophe” en “football de la relance”.

Le “football de la relance ” nécessite des arbitres et de règles. Pour la réponse postcatastrophe, les arbitres représentent la troisième force obligatoire sur le terrain. Comme les OG et les ONG, les arbitres sont des médiateurs qualifiés avec des tenues distinctives et des objectifs différents. Chargés de l’impartialité du jeu, ils courent sans interférence entre les joueurs, appliquent les règles et tranchent les différends entre les équipes. Comme tout étudiant en sociologie le sait, un système reposant sur trois bases est plus stable qu’un système reposant sur deux. Par conséquent, il est naturel que le «football de la relance» comporte trois éléments – les OG, les ONG et les arbitres – et pas seulement deux équipes, les OG et les ONG, laissées à la dérive sur le terrain. 
D’où viennent les arbitres? Pour y répondre, il est important d’avoir une vue d’ensemble du “football de la relance» qui se joue partout dans le monde où se produisent les catastrophes. Pendant ces cinquante dernières années, la  Fédération Internationale de Football Association  de la Relance (FIFAR) organise simultanément plusieurs championnats tout au cours de l’année. A l’heure actuelle, les jeux concernent les retombées des tremblements de terre en Haïti, au Chili et au Pakistan, les accidents nucléaires au Japon, les incendies de forêt en Arizona, des tornades et des inondations au Missouri, etc. Tous sont étroitement surveillés et contrôlés sur les sites Web à travers le monde tels que «  globaldisasterwatch.blogspot.com. »

La FIFAR est une réponse nécessaire  à la collision malheureuse mais constante entre les faiblesses humaines avec les forces naturelles, un sujet que la HRDF a analysé après le tremblement de terre de l’année dernière. La FIFAR est une grande entreprise. Elle dispose d’un budget annuel de plusieurs milliards de dollars et attire des centaines de milliers de joueurs (professionnels des catastrophes) et des millions de spectateurs (survivants des catastrophes). Une grande partie de ces ressources est utilisée pour s’assurer que le “jeu de la relance” ne se détériore pas en un “jeu de catastrophe.”

Même dans les nations les plus avancées, un désastre peut vaincre d’une manière écrasante l’équipe locale.  Quand un ouragan, une inondation, un tremblement de terre, une épidémie, un accident nucléaire ou une autre catastrophe survient, la FIFAR organise alors un match de « football de la relance » non-programmé avec une équipe visiteuse. L’équipe locale, cependant, n’a généralement pas le loisir de choisir son adversaire.  En d’autres termes, elle accepte ce qu’elle peut obtenir. Ainsi, l’équipe visiteuse peut être expérimentée ou médiocre, amicale ou hostile avec des joueurs en excellente condition physique, convenablement équipés et alignés de manière professionnelle sous le leadership d’un capitaine chevronné ou réunis de façon aléatoire avec des joueurs chétifs, mal-équipés et déjà éliminés des autres championnats de la catastrophe qui se sont déroulés à travers le monde.

Cela a des conséquences importantes. Lorsque le temps de jeu de la catastrophe est épuisé, disons au bout de six mois, ces équipes médiocres, mal assortis,  auront marqué de nombreuses pénalités et très peu de buts. En fait, quelques spectateurs insatisfaits meurent pendant le match. En revanche, les équipes bien expérimentées et accompagnées d’arbitres auront commis peu de fautes et marqué plusieurs buts.

Les règles conventionnelles du football  joué au niveau international sont établies par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) et énoncées à l’http://www.fifa.com/worldfootball/lawsofthegame/. Il y a dix-sept lois fondamentales qui régissent le jeu: le terrain de jeu, le ballon, le nombre de joueurs, les équipements des joueurs, l’arbitre, les arbitres assistants, la durée du match, le coup d’envoie et la reprise du jeu, le ballon en jeu et hors jeu, le but marqué, l’hors-jeu , les fautes et les incorrections, les coups francs, le coup de pied de réparation, la rentrée de touche, le coup de pied de but et le coup de pied de coin. 

De manière surprenante, les lois du jeu de « football de la relance » sont identiques à celles de la FIFA. Le terrain de jeu est une zone sinistrée, délimitée par la géographie et la population. Au lieu d’un ballon de cuir gonflé à l’air, le ballon du « football de la relance » est une sphère de prestations et de matériel cousus ensemble et ensuite rempli avec de l’argent. Le nombre de joueurs doit être suffisant pour couvrir tout le terrain – les opérations de recherche et sauvetage, la logistique, les communications, les collectes de fonds, l’approvisionnement et le stockage, le suivi et l’évaluation, etc. Si un ou plusieurs de ces positions sont vacantes, le jeu est arrêté. 
Des uniformes doivent clairement distinguer les joueurs et les deux équipes les unes des autres. Dans le « football de la relance», les identifications imprécises, des affiliations non officielles, les conflits d’intérêts et d’autres sources de confusion devraient être  interdits. En outre, les équipements des joueurs devraient être de la même qualité. Si, par exemple, l’équipe adverse  possède des équipements de meilleure qualité  – radios, véhicules, médecine, génie civil, etc. – que  l’équipe locale, cela va créer un avantage injuste pour l’équipe locale. Dans des conditions post-catastrophes, cela peut inciter des accusations, de la jalousie, de l’insécurité et même des pertes en vies humaines.

Comme dans le jeu classique, le « football de la relance » se dispute sous le contrôle d’un arbitre chevronné disposant de toute l’autorité nécessaire pour veiller à l’application des lois du jeu. Ces arbitres doivent avoir des réflexes rapides et des années d’expérience dans la relance après la catastrophe. Contrairement aux équipes en compétition sur le terrain pour gagner, les arbitres sont sur le terrain des catalyseurs pour la bonne marche du jeu. En conséquence, leurs décisions, leurs coups de sifflets et leurs cartons de pénalité doivent être obéis. 

La durée du jeu dans le football classique est également importante dans le « football de la relance ». L’occurrence d’une catastrophe signale le début du match. Ponctuellement, les équipes doivent  monter sur le terrain et puis jouer avec vigueur deux périodes de quarante cinq minutes. Une erreur commune est le désaccord quant à la durée du match, ce qui provoque qu’une ou les deux équipes  quittent le terrain trop tôt. Haïti a déjà connu cette violation. L’envahissement du terrain de jeu par les spectateurs durant le match est également préjudiciable. Leur présence interfère avec le jeu, distrait les joueurs et même met en péril leur sécurité. Le « football de la relance» ne doit être joué que par footballeurs suffisamment entrainés et certifiés pour être sur le terrain.

La réalisation des buts implique un processus déterminé par :

a) la configuration importante d’un terrain avec une ligne de touche et une ligne de but – les terrains artificiels doivent être de couleur verte –

 b) les poteaux positionnés au centre de chaque ligne de but. Autrement dit, la réalisation d’un but nécessite à la fois une rare habileté de manœuvre sur un grand terrain et ensuite un tir au but sur une cible relativement réduite. Et là, c’est là la seule façon de marquer un but  à savoir quand le ballon a entièrement franchi la ligne de but entre les poteaux et sous la barre transversale. Toute transgression à cette règle – par exemple en jouant seulement sur une surface réduite du terrain, ou bien quant le ballon après un coup franc indirect passe au-dessus de la barre transversale du poteau de but, ou bien quand un joueur touche délibérément le ballon de la main dans sa propre surface de réparation – se traduira par un échec cuisant.

Notez également que le terrain de jeu est rectangulaire et divisé par  une ligne médiane ; l’équipe locale occupe une moitié et l’équipe visiteuse l’autre. Dans le football « de la catastrophe »,  les équipes jouent comme si les lignes sont floues et peuvent être déplacées à volonté. Mais dans le « football de la relance », les lignes sont distinctes et immuables. L’équipe locale, composée d’OG est principalement responsable de ses citoyens, tandis que l’équipe visiteuse composée d’ONG est principalement responsable auprès des bailleurs de fonds et des organisations internationales qui les financent. Par conséquent, les deux équipes, pareillement motivés pour jongler le ballon et marquer des buts,  partagent le terrain avec des  règles d’engagement distinctes –  nationales ou étrangères.  Ceci valide la nécessité  et la présence d’arbitres. 

Des fautes et d’autres violations surviendront chaque fois que deux équipes se concurrenceront énergiquement sur le même terrain. Pour les minimiser, la FIFA a établi des règles destinées à modifier l’utilisation naturelle du corps. Celles-ci ont des effets très intéressants. Par exemple, l’interdiction de l’utilisation des bras et des mains force les joueurs non seulement à se spécialiser dans la coordination des mouvements des extrémités inférieures et mais aussi à déplacer leur centre de gravité plus près de la surface de jeu. De la même façon, les joueurs du « football de la relance » doivent toujours se rappeler qu’ils fonctionnent dans des conditions d’urgence (jambes et pieds) plutôt que dans des conditions normales (bras et mains). En un sens, «catastrophe» signifie que le monde semble être à l’envers. Il faut pendre cette modalité en considération. Ainsi, par exemple, l’utilisation des ressources et de l’argent à des fins non-urgente est une violation à l’instar d’un joueur qui se verra infliger un carton rouge s’il commet une faute grossière ou adopte un comportement violent.

Plusieurs règles définissent les modalités de placement du ballon pour des coups de pied et pour le lancement du ballon hors de jeu, par exemple, quand le ballon a entièrement franchi une ligne de but ou une ligne de touche ou bien après que les joueurs se rendent coupables de comportement antisportif. Dans le langage du  « football de la relance », ce répertoire de règles qui ponctuent le jeu normal offre les GO et NGO une formule pour lancer les projets et pour apporter des corrections en relation à leurs forces et leurs faiblesses. Par exemple, une faute d’une équipe signifie généralement que le ballon est donné à l’équipe adverse pour un coup franc direct ou indirect, en d’autres termes, une erreur devrait être corrigée avant la prochaine étape d’un programme ou d’un projet. De l’avis de la HRDF, si cette règle a été plus souvent suivie dans les relations postcatastrophe parmi les GO et ONG, la relance pourrait se dérouler plus harmonieusement, plus efficacement et plus équilibrée.

Outre les comparaisons intéressantes avec les règles de la FIFA pour le jeu du « football de la relance», il existe un ensemble de recommandations contemporaines relatives à l’utilisation de l’aide étrangère qui pourraient s’appliquer à la réponse humanitaire aux catastrophes. Il s’agit de la Déclaration de Paris entérinée le 5 mars 2005 sur l’efficacité de l’aide à l’échelle internationale. http://www.oecd.org/dataoecd/11/41/34428351.pdf.  Voici en  résumé les indicateurs à appliquer pour rendre plus efficace l’aide au développement : « 1) Prise en charge – Les pays en développement définissent leurs propres stratégies de réduction de la pauvreté, améliorent leurs institutions et luttent contre la corruption, 2) Alignement – Les pays donneurs s’alignent sur ces objectifs et s’appuient sur les systèmes locaux, 3) Harmonisation – Les pays donneurs se concertent, simplifient les procédures et partagent l’information pour éviter que leurs efforts ne fassent double emploi, 4) Résultats – Les pays en développement se concentrent sur les résultats souhaités et leur évaluation, 5) Redevabilité mutuelle – Les donneurs et les partenaires sont responsables des résultats obtenus en matière de développement. Puis le Programme d’Accra, adopté en 2008, s’appuie sur les engagements de la Déclaration de Paris pour un programme pour accélérer les progrès : 6) Prévisibilité – les donneurs fourniront aux pays partenaires, trois à cinq ans à l’avance, des informations sur l’aide qu’ils prévoient de leur accorder, 7) Systèmes nationaux – les systèmes nationaux des pays partenaires seront utilisés en priorité pour acheminer l’aide, plutôt que les systèmes des donneurs, 8) Conditionnalité – les donneurs appliqueront, non plus les conditions imposant la manière et le moment de dépenser les fonds de l’aide, mais plutôt les conditions fondées sur les propres objectifs de développement des pays bénéficiaires, 9) Déliement de l’aide – les donneurs assoupliront les restrictions qui empêchent les pays en développement d’acheter les biens et les services dont ils ont besoin auprès des sources où ils peuvent obtenir la meilleure qualité au plus bas prix ».

Ce sont de bonnes règles à observer par les OG et ONG lors de ce jeu de « football de la relance ». Sans aucun doute, l’action humanitaire internationale en cas de catastrophe est une forme d’aide étrangère, bien que :

 a) elle soit fournie d’une manière accélérée.

 b) très peu de cette aide contribue effectivement au développement à long terme.

Dans le cas d’Haïti, il semble que les équipes n’ont jamais achevé la première mi-temps (de secours) avant de passer à la deuxième mi-temps (développement à long terme). La preuve est le grand nombre de survivants du séisme qui résident encore dans des tentes. Aucune des deux équipes n’a mis en place des solutions pratiques et humaines pour réinstaller ces centaines de milliers de refugiés, mais des centaines de millions de dollars sont dépensés pour des projets d’infrastructure à long terme dans les zones non-endommagées par le séisme. Un carton rouge devrait être délivré aux OG et ONG pour chaque camp de refugiés existant.

Pour terminer, revenons à la question des arbitres – pourquoi sont-ils nécessaires, qui seront-ils, d’où viendront-ils, et d’où découle leur autorité?  

Tout d’abord, la nécessité des arbitres. Parmi les dizaines d’évaluations nationales et internationales du « football de la catastrophe » en Haïti, peu d’observateurs sont satisfaits de la qualité et de la quantité du progrès réalisé, notamment par rapport à l’argent dépensé, le travail investi et á plusieurs autres indices de relance.  Une “mauvaise coordination” est la faiblesse la plus souvent citée. Mais aujourd’hui en Haïti, les équipes des OG et des ONG semblent être saturées de coordonnateurs,. Il peut même avoir un surplus de coordonnateurs. Alors, quel est leur problème? La HRDF apprécie la situation différemment, à savoir  il ya un manque d’arbitres indépendants habilités à superviser les matchs. Leur rôle serait de tirer le maximum de chacun de ces joueurs de classe internationale qui sont venus pour sauver Haïti depuis le tremblement de terre et, plus récemment,  l’épidémie de choléra.

Deuxièmement, qui seront-ils et d’où viendront-ils? En quelque sorte, la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) était supposée jouer ce rôle d’arbitre après le séisme en Haïti. Mais l’expérience directe, les évaluations externes et les discordes publiques parmi les membres de la Commission, semblent indiquer que la CIRH ait échoué dans sa mission. En effet, les fondements de la CIRH semblent essentiellement être compromis par :

 a) sa composition déséquilibrée et presqu’entièrement GO d’origine nationale et étrangère, sans une participation importantes des ONG et du secteur privé ,

 b) sa célérité d’approuver les projets sans ou avec peu de transparence, de contrôle, de critique et de débat.

L’ère de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti est sans doute achevée. Comme alternative, la HRDF suggère que les arbitres soient issus des secteurs privés haïtiens et internationaux, car en dernière analyse, la réponse aux catastrophes à court terme dans un pays repose en grande partie sur la réponse  du secteur privée quant à l’accès à la technologie, aux prestations, aux équipement, aux dons, aux médicaments, aux matériaux de construction, aux avions, aux inspecteurs, aux architectes, aux ingénieurs, aux médecins, aux entrepreneurs, aux pompiers et aux enseignants et aux autres professionnels qualifiés.  

Certes, les GO sont nécessaires pour permettre et prioriser les activités, et les ONG sont nécessaires pour défendre l’équité et la transparence de la réponse aux désastres. Tant les OG que les ONG sont indispensables pour que la relance et la reconstruction emploient un nombre massif d’Haïtiens et que l’argent alloué à cet effet reste dans le pays. Mais le secteur privé, composé de travailleurs et d’agents de production, est sans doute la meilleure source pour la reconstruction nationale. Par conséquent, les arbitres issus du secteur privé seront particulièrement motivés lorsque le match sera joué principalement entre les OG et les ONG, comme en Haïti durant la période postséisme.

Toutefois, il faut mettre des protections contre la corruption. Cela veut dire que les arbitres doivent avoir démontré leur succès dans le « football de la relance ». En cas de conflits d’intérêts, l’arbitre lui-même se verra infligé un carton rouge. Autrement dit, les paris sur les résultats des jeux seront interdits. En outre, si et quand le secteur privé commence à mettre ses propres équipes sur le terrain, les arbitres doivent venir d’un autre secteur.

Comme beaucoup d’autres, la HRDF souhaite que le grand flux d’experts, d’argent et de ressources internationaux en Haïti après le séisme, se traduise par des actions décisives et des améliorations mesurables de la situation humaine des haïtiens. Pourtant, on attend encore. Au contraire, il semble que ce jeu de (football de la catastrophe » n’arrive pas à sa fin – trop jongler avec le ballon, trop de fautes grossières, trop de cartons rouges, trop de dribles inutiles, trop de grandes escapades  et pas assez de buts. La HRDF suppose que les OG et les ONG en ont assez de ce jeu et souhaiterait plutôt que commence le jeu du vrai « football de la relance ». Avec l’introduction d’arbitres indépendants et compétents et des règlements basés sur la Déclaration de Paris pour l’Efficacité de l’Aide Etrangère, cette éventualité est encore possible.  


Aldy Castor, M.D.  aldyc@att.net
President, Haitian Resource Development Foundation (HRDF)    
Director, Emergency Medical Services Haiti Medical relief Mission, Association of Haitian Physicians Abroad (AMHE)
Stuart Leiderman  leiderman@mindspring.com 
Environmental Refugees and Ecological Restoration

 

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