Rapport de Mission (fr)

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Rapport de Mission

Commune d’Aquin, Haiti
17-21 Avril 2003
FAVACA ( Florida Association for Volunteer Action in the Caribbean and the Americas
HRDF ( Haitian Resource Development Foundation)
Gladys B. Durand, Architecte, Volontaire de FAVACA, Chef de Mission
Henry Louis Jeune, Agronome, Consultant Nationa
Paul Sylvain, Ingénieur, Consultant National

Rapport de Mission –
Commune d’Aquin, Haiti 17-21 avril 2003


Rappel des objectifs de la Mission

La mission des consultants était la suivante ;

  1. Evaluer l’état physique de l’environnement de la ville d’Aquin ainsi que les contraintes physiques et institutionnelles de la Commune et de son hinterland.
  2. Evaluer les activités enterprises par HRDFdans la ville et dans la Commune d’Aquin
  3. Faire les recommandations permettant d’améliorer les conditions de l’environnement dans l’Arrondissement d’Aquin.

1. L’environnement Général à Aquin

La Commune d’Aquin située dans le Sud d’Haiti et son Hinterland est formée d’une plaine principale côtière ; les montagnes environnantes sont à environ 400 mètres d’altitude et nombreuses baies longent ses côtes boisées principalement de mangroves ,de cocotiers, de palétuviers et de pins (Pinus occidentalis). Les collines sont considérablement érodées et l’habitat des mornes fortement dispersé. La population se concentre plutôt dans les plaines et le long des côtes. La pêche demeure encore la principale activité des habitants.

L’Arrondissement d’Aquin comporte, au large, des petites îles dont la Grosse Caille et l’île de La Trompeuse qui fait l’objet actuellement d’un projet d’aménagement d’une station balnéaire. Cette partie du Sud du pays est parsemée de baies dont l’une d’elles la Baie Dumesles à 35 kms de la ville, entourée de verdure, a été choisie le projet du nouveau port situé à la “Pointe Boyer”(Voir rapport de Sheila Mullins sur le projet port)

La ville d’Aquin est localisée sur la côte dans la baie du même nom. Un bras de mer étroit longe la partie Sud-Est de la ville et forme des marais salants en saison sèche. Les collines basses qui la surplombent sont à environ 100 mètres d’altitude. Le bassin versant de la ville d’Aquin est traversé par la rivière Brodequin à l’Ouest et par deux ravines: La ravine d’Haïti et la ravine Codasse, ces dernières inondant les parties basses de la ville, particulièrement en saison pluvieuse (Voir commentaires illustrés de Paul Sylvain)

La ville d’Aquin est construite autour de la “ Place d ‘Armes” et a gardé son trace régulier. Les nouvelles maisons d’habitation en béton armé se sont insérées parmi celles datant du début du siècle dernier plus légères qui si elles sont rénovées, contribueront à l’embellissement de la ville. Un peu plus éloignée de la Place d’Armes vit une population dans des abris précaires, vétustes ou construites avec des matériaux de récupération. Cette partie de la ville devra faire l’objet de considération particulière dans le Plan d’urbanisme proposé.

Les principales actions entreprises

Cependant des actions qui doivent contribuer au développement commencent s’implanter:
La création de l’atelier de fabrication de blocs de ciment, l ’atelier de mécanique d’ajustage, la fabrication de fours solaires, la mise en place de pépinières en vue de la propagation de plantes natives et exhaustives, le projet d’une école de pêche, la formation de techniciens pour la production de miel. Toutes ces actions, pour être pérennes et réplicables, doivent faire l’objet d’évaluations constantes et de suivis et s’inscrire dans un plan global de développement.

Il en est de même de la formation et du renforcement des capacités des organisations oeuvrant dans la ville et les sections communales. Actuellement les activités sont en majorité celles des jeunes et se concentrent principalement dans le domaine de la musique, du chant chorale et du sport. Un effort particulier d’encadrement devra être déployer pour canaliser les énergies de ces jeunes vers des actions de développement durable.

2.  Les activités de HRDF

2.1 Les locaux de HRDF

Les locaux sont bien localisés, en face de la place publique. Cependant la maison d ‘accueil, compte tenu des activités futures de HRDF, mériterait d’être rénovée en tenant compte des points suivants :

  • Mise en place d’un système de communication téléphonique.
  • Installation d’un réservoir d’eau purifiée (actuellement l’eau courante n’est pas potable).
2.2 Le Centre d’hébergement

Perché sur un monticule, à quelques kilomètres du centre de la ville d’Aquin, le Centre d’hébergement domine un paysage de rêve qu’on trouve difficilement dans le panorama haïtien.

Si quelques commentaires peuvent être adressés à son architecture peu accueillante, le Centre peut devenir une référence intéressante si des améliorations sont apportées à :

  • L’élargissement et l’embellissement de la voie d’accès.
  • L’environnement immédiat du site.
  • La plantation immédiate d’arbres d’ombrages.
  • L’aménagement du monticule situe à l’ouest.
  • Le branchement au réseau de distribution d’eau potable de la ville, une fois le système d’adduction complété. (Son achèvement est très attendu dans le circuit touristique national).
2.3 La Place Publique

La place publique fait plus d’un carreau de terre. La superficie de la place (voir avant projet de la Place d’Armes d’Aquin) est suffisamment étendue pour que des activités diversifiées soient envisagées aux bénéfices des différents groupes d’age de la communauté aquinoise ( vieillards adultes, jeunes et enfants.)

Dans son état actuel, la place publique n’est pas drainée. Les arbres qui s’y trouvent, Eucalyptus et Neem de 3 a 5 ans, conviennent très mal a l’environnement. Des plantes ornementales, après réhabilitation de l’infrastructure de base, iraient mieux en bordure des allées cimentées ou adoquinées.

Les ébauches de plan de reconstruction soumises gagneraient à prendre en compte les réalités actuelles en terme de potentialité à offrir :

  • Diminution d’un tiers de l’espace pavé et conversion de ce 1/3 en parc pour petits enfants.
  • Enhaussement de 0.50 m par rapport aux rues adjacentes.
  • Allées cimentées et adoquinées (pente Nord-Est).
  • Plantes ornementales adaptées à l’écologie.
  • Drainage indispensable.
  • Kiosques à reprendre

(Voir rapports antécédents et avant- projet soumis à HRDF).

3. Le port et l’aéroport

Des différentes conversations engagées avec quelques membres influant de la Société Civile de la Commune d’Aquin, concernant les projets d’aménagement du port et de l’aéroport, il est ressorti un mélange d’attentisme, de déception et d’interrogation qui déroutent l’évaluateur.

La documentation existante sur ce sujet et les visites de terrain ont été insuffisantes pour faire le point et présenter un diagnostic cohérent. Les travaux d’infrastructure se sont arrêtes au début des travaux ou a mi -chemin. Ceci n’est pas trop grave puisque toute nouvelle planification exigerait cette décision.

Ce qui doit être immédiatement corrigé c’est rendre l’information accessible et disponible à la population et aux organisations locales. La population d’Aquin et des environs, de tous les niveaux, s’en ressent. Même le comite local de HRDF n’est pas informé à ce sujet

On gagnerait à établir une procédure transparente, car bon gré malgré, ces actions affecteront toute la communauté et des attentes très importantes sont déjà fondées sur la réalisation de ces projets dans la zone.(1)

4. Le système d’adduction d’eau potable.

La mission a pu témoigner qu’après trois jours de pluie sur Aquin, les robinets débitent une eau polluée que la population craint de consommer. Elle pensait avoir fini avec ces problèmes après l’achèvement des travaux de captage de la source et de distribution en ville, mais on est encore à redouter des maladies d’antan.

Les visites effectuées jusqu’à la source Jn-Jacques sur les points d’intérêt (captage, bassin de décantation, de distribution) n’ont pas suffi pour asseoir un diagnostic optimiste. Les installations visitées comprennent:

  • 2 abreuvoirs rectangulaires de 3 compartiments en béton. 2m x 0.60m
  • 2 fontaines de 15 m possédant 2 robinets a distribution gravitaire ( ½ pouce de tuyaux galvanises).
  • 1 bassin de décantation en grosses pierres (crépies et enduites) ayant des dimensions visibles externes de: L :5.60m x l : 3m x H : 2.80 m
  • 1 bassin cubique de chloration de 1000m3 environ situé en amont.

En attendant une enquête plus approfondie, il est suggère d’aviser le contractant ou la firme concernée (en l’occurrence le GRET) pour que le nécessaire soit fait dans meilleur délai, surtout en ce début de saison pluvieuse. La Mission a d’autre part note une absence de surveillance et d’entretien du site de captage, où les animaux ( chevaux et bœufs ) conduits par leur propriétaire accèdent librement au site. Les abreuvoirs aménagés pour ces animaux, bien qu’en bon état, ne sont pas utilisés

5. La «Forêt Communale»

Forte d’environ neuf (9) hectares, au pied du morne Jn-Jacques, “la Forêt Communale” est située entre la troisième (3ème) section et la quinzième (15eme) section communale d’Aquin. Cette entité géographique fait partie de son bassin versant dominant la ville à l’Ouest et la baie d’Aquin à l’Est. Le point culminant de cette formation impose un écosystème de piedmont inférieur à la cote 200 m, face à la mer.

Historiquement, cette superficie de montagne, réputée terre de l’état, fut un don ou une affectation à l’administration communale d’Aquin dans le cadre d’un programme national. Le maire-adjoint actuel (avec qui la Mission a eu une rencontre) pense que cette donation date d’une cinquantaine d’années. Dans le temps, dit-il, des élèves des classes primaires étaient conduits sur ce site pour participer aux activités de mise en terre de plantules le 1er mai de chaque année, a l’occasion de la fête du travail

Sur le terrain rien ne distingue la « Forêt Communale » du reste de son bassin versant. Biologiquement, elle est constituée d’une végétation clairsemée qui alterne la jachère au sous étage rabougris, avec des arbustes, des arbres forestiers et des arbres fruitiers ( qui ont été identifiés par les consultants de manière exhaustive. (Voir en annexe l’inventaire des arbres fruitiers, forestiers, lianes, etc.) ). Il n’y existe pas de plantation ordonnée.

Aucune clôture, ni aucune surveillance (pas d’agents forestiers) n’empêchent aux braconniers et aux paysans cultivateurs de tirer profit de l’espace pratiquement vacant. Le bois coupé est transforme en charbon et en manche à balai, vendus en ville, sans pénalisation.

En terme d’aménagement du bassin versant, aucune structure mécanique, aucune structure biologique à l’horizon. Grosse déception, quand on sait que ces éléments sont indispensables à une appellation correcte de « Forêt Communale » gérée. Même l’écosystème, immédiat du captage de la source n’est protégé ni boisée. La tuyauterie elle aussi est mal entretenue.

La prise en charge de cette « Forêt Communale » est vivement conseillée. Pour ce faire une étude plus approfondie devra suivre ce simple diagnostic aux fins de préparation d’un document de projet cohérent. Il est fortement déconseiller les interventions parachutées sur le terrain (du genre fourniture de plantules, mise en terre sporadiques, établissement de pépinières de reboisement, etc.…). de la part de promoteurs locaux ou d’ailleurs, sans une prise en charge rationnelle, ce ,au bénéfice de toute une collectivité.

Ainsi, en prévision des grands travaux d’aménagement qui requiert une connaissance sommaire mais indispensable, la formation aurait du déjà commencer. Ce n’est pas un vœu, c’est un impératif.

Recommandation. Le dossier d’évaluation du Port à la Baie Dumesle, Pointe Boyer, par la mission antérieure d’une consultante de FAVACA, que l’actuelle mission a analysé, doit être pris en considération vue les recommandations très pertinentes et réalistes qu’il contient. ( Voir rapport Sheila Mullins) Ce rapport mérite d’être traduit en français pour le rendre accessible aux membres de la communauté d’Aquin.

6. Le drainage de la ville d’Aquin

La ville d’Aquin a adopté lors de la pause de pavés en béton de certaines rues le système de canaux latéraux rectangulaires à ciel ouvert. Seul les rues revêtues de pavés ont ces canaux. Les autres rues encore en terre battue n’ont pas de canaux. Lors des averses, les eaux suivent la pente naturelle de la ville vers la mer occasionnant la formation de nombreux nids de poules lézardant les espaces carrossables. Des fossés remplis de boues apparaissent ça et là.

Deux ravines dénommées respectivement Jean Jacques et Craudasse charrient les eaux des mornes environnant vers la basse ville. Cependant ces ravines n’ont pas de berges protégées par des canaux en maçonnerie ou en béton. Ce qui fait que leur emprise s’élargit de plus en plus sous l’action répétitive des précipitations. Il faut intervenir dans l’immédiat pour ne pas perdre le bénéfice des travaux de revêtement entrepris récemment.

6.1 Ou intervenir pour drainer efficacement la ville

La nature ayant trouvé le chemin des deux ravines citées plus haut pour évacuer les eaux de pluies il s’agit de parfaire ce système en y adjoignant les canaux adéquats. Des travaux doivent être entrepris sur tous les bassins versants. Ils seront de 3 sortes:

  • En amont, protéger les flancs des montagnes après repérage des courbes de niveaux et établissement de nouvelles courbes de niveaux, en mettant par la suite en place des structures mécaniques végétatives appropriées.
  • Sur le parcours des rivières ou des ravines, assurer une protection des berges par une structure solide en gabions,ou des murs de soutènement, par exemple, ou tout autre technologie appropriée qu’il faudra investiguer. Les galets ne manquant pas et la disponibilité de la main d’œuvre étant assurée par les ateliers locaux de formation professionnelle, il sera aisé d’en bénéficier.
  • A 200m de la route nationale il s’agira de construire un basin de décantation dont le rôle sera de retenir toutes les matières alluvionnaires et assurer un écoulement d’eaux usées et superficielles uniquement dans le canal à construire à partir de ce point.
6.2 Recommandations pour assurter un nettoyage efficace des dégraveurs et des canaux

Afin d’assurer un curage régulier et rémunérateur des dégraveurs il faut permettre aux casseurs de roches locaux d’y puiser leur matière première. Cela baissera sensiblement le niveau des déblais et permettra aux petits métiers de se débrouiller économiquement. Aquin étant dépourvu d’annexes des travaux publics et par conséquent de camions et d’engins de génie civil, ce moyen sera le plus intéressant pour faciliter le curage automatique des dégraveurs.

Des campagnes de sensibilisation des riverains devront être entreprises périodiquement, pour:

  • éviter de souiller le sol avoisinant les canaux de drainage.
  • ne pas jeter de boîtes de conserves, de jus artificiels ni des détritus de toutes sortes dans les émissaires principaux.

De petites poubelles en métal déployé c6nfectionnées par les ferronniers locaux seraient placés à des endroits stratégiques.

6.3 Leçons à retenir: Une solution possible pour toutes les villes côtières.

Aquin, petite ville côtière du Sud d’Haiti est relativement plate. En effet, de l’embouchure à la
route nationale, la dénivelée ne dépasse pas 4 mètres, selon les levés de la Mission, et la distance parcourue est d’environ 400 m. Ce qui donne une pente moyenne de 1/100. C’est ce qui explique que les canaux construits en bordures des routes en adoquins sont remplis d’eau salée et que les moustiques pullulent en aval, car le produit de drainage des rues revêtues est déversé à la mer.
Bien que le littoral soit rempli de maisonnettes en construction sans alignement ni plan d’urbanisme, il faudra freiner ces constructions.
Des études complémentaires pour assurer un drainage des eaux de ruissellement et usées, qui
sont actuellement déversées à la mer, ainsi que pour l’assèchement des canaux ou drains de la
ville, sont nécessaires et requièrent la présence d’une équipe technique sur place durant 3
mois environ.

6.4 Comment drainer la Place d’Armes d’Aquin.

Afin d’éviter cette eau superficielle qui stagne, vecteur potentiel de paludisme pour les riverains de la Place d’Arme d’Aquin, il s’avère impératif de construire de même un système de drainage approprié.

Des informations obtenues des riverains, ils n’ont jamais fait état de canaux de drainage proprement dit. Une simple rigole existait autrefois. La bande de béton périphérique visible ne correspond qu’à un embryon de trottoir qui devait borner une éventuelle rue revêtue.

Après avoir rehausser le site d’une soixantaine de centimètres, (18,000 m3 de remblai) deux schémas directeurs de drainage peuvent se présenter:

  • Diviser le grand rectangle que constitue la place en quatre parties de manière à déverser les eaux superficielles dans quatre lignes de drains latéraux. Le sommet de la pente étant situé vers le milieu de l’esplanade Le point bas final serait à l’angle ouest dans la rue Louverture.
  • Diviser le site en deux pentes uniformes et opposées à partir du milieu et recueillir latéralement les eaux dans des canaux souterrains.

Ces propositions ne sont qu’indicatives puisqu’il a été mentionné plus haut la nécessité de la mise en place d’une équipe technique sur place devant assurer la conception et l’exécution de ces travaux avec une approche participative effective de la communauté et une vision intégrée des activités de projets.

7. Renforcement des Capacités et Participation

Lors de l’atelier de travail tenu avec six (6) responsables locaux, dont les objectifs étaient, entre autres:

  • d’initier les leaders des différentes organisations, particulièrement les responsables locaux de HRDF, aux techniques d’identification et de priorité des besoins;
  • de leur présenter une approche holistique et participative du développement durable;
  • de les initier à la collecte de données;
  • de leur exposer les différentes étapes d’identification , de préparation et de réalisation d’un projet;

Les points suivants ont été débattus:

  • Bilan des activités déjà entreprises dans la Commune;
  • Suivi de ces activités sur le terrain;
  • Projection dans le temps de ces différentes activités;
  • Niveau de participation de la population aquinoise et ses réactions vis a vis des activités de projets.
  • Une attention particulière a été portée sur:
  • Les attentes de la population face aux activités en cours et aux futurs projets;
  • Leur relations avec le bureau local de HRDF et son siège de Miami;
  • Le fonctionnement du bureau d’Aquin.

Commentaires et recommandations

Les membres de HRDF présents se sont montrés très ouverts et leur engagement vis a vis de l’organisation et de la population aquinoise est manifeste. Il leur manque un savoir-faire, des objectifs bien définis, un plan de travail conjointement élaboré et approuvé par les promoteurs de HRDF.

Pour renforcer les capacités organisationnelles et la formation de l’équipe locale, la Mission recommande la tenue de séminaires, d’ateliers et sur le terrain portant, en priorite, sur:

  • Le recrutement et la formation d’un personnel cadre d’accompagnement.
  • Les techniques d’enquêtes et de saisie de données socioéconomiques de base.
  • L’étude diagnostique de la situation de la commune d’Aquin qui comprenant les atouts, les défis et les potentialités.
  • La conduite des chantiers d’aménagement de bassins versants.
  • La gestion d’une forêt communale
  • L’intégration des organisations de femmes et de jeunes dans le processus de prise de décisions.
  • Les rapports avec la société civile et le secteur public local.

La formation s’effectuerait sur une période de 6 a 8 semaines, en même temps que l’équipe interdisciplinaire à mettre en place travaillerait, avec la participation de la communauté, au montage de dossiers de projets aux composantes intégrées.

Autres recommandations

Les informations reçues et compilées jusqu’à date par les consultants, la documentation et les données déjà collectées ainsi que celles qui seront captées dans le futur devront être récupérées et mis au plutôt à la disposition du Bureau d’Aquin. Elles seront traduites en Français et rendues accessibles à la Communauté.

Ces informations incluent:
  • Le premier rapport succinct sur la “forêt Communale “ (1)
  • Le rapport de cette Mission ainsi que les annexes.
  • Le rapport du projet d’adduction d’eau potable préparé par le GRET (que la Mission n’a pas pu examiné).
  • L’étude de faisabilité de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) sur le port et l’aéroport (remis au consultant de FAVACA) dont une copie devrait être rendue disponible.

Le rapport des deux étudiantes en recherche concernait spécifiquement les espèces de
passiflores identifiées dans la “Forêt Communale”. Il est souhaitable que les résultats de
ces recherches soient rendus publique en vue de l’amélioration et de la propagation de ces
espéces natives, au bénéfice de la Communauté d’Aquin en général.

ANNEXE 1

Synthèse de Rencontres

1. Rencontre avec le Maire de la Ville d’Aquin

Cette fructueuse rencontre avec le Maire de la ville d’Aquin nous a permis d’avoir un aperçu général de la situation passée et actuelle de la Forêt Communale et d’identifier, avant la visite du site, de façon plus précise sa localisation a l’aide d’une carte topographique. Cette carte n’a pu fournir que très peu d’informations sur les lieux-dits. La toponymie n’a pas été bien définie et elle n’a pas fait l’objet d’étude approfondie.

2. Rencontre avec l’agronome Robert Anglade

Un rapport sur la situation de la pêche a Aquin a déjà été soumis a HRDF par cet agromone-biologiste marin. Il souhaite relancer son idée de projet d’une école de pêche et le soumettre pour assistance technique a FAVACA. L’agronome Anglade nous a aussi remis un dossier de

projet de 31 pages datant de 1986 sur la production du sel de mer dans la Région d’Aquin. Ce dossier devrait être actualisé et les recommandations, encore valables, prises en considération

3. Rencontre communautaire au Lycée d’Aquin avec Lionel Pressoir
(promoteur)

Cette rencontre avec Lionel Pressoir, promoteur de Société Haïtienne d’Aménagement Concertée (SHAC), a été suivi d’une conférence vidéo sur le thème “Destination Haiti” ou l’accent a été mis sur l’eco-tourisme. Le projet “Porto Marina”, en particulier a été présenté. Il s’agit du developpement d’une station balnéaire qui devrait s’ériger sur l’île de “La Trompeuse” située en deçà de l’île de la Grosse Cayes a quelques kilomètres au large d’Aquin.. 9000 actions restantes sont offertes aux membres de la communauté a raison de $250.

La Mission a profite de l’occasion pour informer la communauté (plus d’une cinquantaine de personnes étaient présentes) de l’objet de sa mission a Aquin, de l’importance de la dissémination et du partage de l’information, de la participation de toutes les parties prenantes, sans exclusion, aux activités des Communes de l’Arrondissement d’Aquin.

4. Autres personnes rencontrées:

André Antoine, Responsable de l’Eau Potable.
Jean Michel Castor, Enseignant
Sonia Félix, Enseignante
Anne Hauge, Coordonnateur projet Port
Sabine Malebranche, Architecte Consultante
Jean-Claude Louis, Responsable de la section
Cartographie de l’Unité de
Télédétection et de Système
d’Information Géographique
(UTSIG)
Gina Porcena,Directrice de l’UTSIG
Marie-Lyne Déjoie, Architecte / Consultante OMS
Projet d’Extension du Centre de
Santé avec lits d’Aquin

ANNEXE 2

Liste des Espèces Identifiées avec les Noms Locaux

1. Les Arbres Frutiers:

  • Avocatiers
  • Cachimans, dit : “ canelle, kè bèf ou izobek
  • Chadèquiers
  • Cirouelliers
  • Cocotiers
  • Corossoliers
  • Manguiers, dit: “rond, labiche ,fil, cacapoule, labiche musquettes.”
  • Mombin bâtard
  • Noix d’acajou
  • Orangers, dit “ commun, surette
  • Kénépiers

2. Les Arbres Forestiers

  • Acacia
  • Acoma
  • “Bwa Pini”
  • Bayaronns
  • Bois d’orme Acacia
  • Bwa Fè “Bwa kabrit”
  • “Bwa panyol”
  • “Bwa Pin”
  • Calbassiers
  • Campêchers
  • Eucalyptus
  • Figuier Maudit
  • Frêne
  • Gaïac
  • Gommiers
  • Konma Vyolet
  • Mapous
  • Neems
  • Ti Mapou

3. Lianes dites: panier, réglisse, ti canson.

ANNEXE 3

Noms des Organisations Identifiées à Aquin et dans la Commnune

  1. Fanm Dévoue
  2. Chèche Lavi
  3. RJDA (Rassemblement des Jeunes pour le Développement d’Aquin)
  4. Kospeva
  5. Komite Kris (groupe de garçons)
  6. Groupes des Scouts et Guides d’Aquin
  7. Groupe de Magny
  8. Groupe de Morisseau
  9. HRDF (Haitian Resource Development Foundation)
SHARE
The Haitian Resource Development Foundation prioritizes programs that enable and empower various Haitian locales to further personal and collective independence. Engaging in a range of programs over 20 years, the HRDF continues a commitment to providing measurable results for program beneficiaries and program benefactors. Working with multiple international partners from North America and Europe, the HRDF is committed to fundamental improvements in Haitian villages to ensure greater economic vitality in the near future.