MHAVE Tokten Diaspora Miami Paraison – Le 11e département veut son intégration

MHAVE Tokten Diaspora Miami Paraison – Le 11e département veut son intégration

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La diaspora haïtienne de Miami reconnaît son importance et sa nécessité pour les familles haïtiennes. Elle réaffirme sa volonté de continuer à nourrir, à envoyer à l’école, à loger, à donner accès à des soins de santé…à des millions d’Haïtiens. Toutefois, elle souhaite avoir ses propres mots à dire sur la politique de sa terre natale. Le ministre des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), Edwin Paraison, a été la rencontrer le week-end écoulé.

Haïti: Les Haïtiens du 11e département pensent qu’on a besoin d’eux rien que pour effectuer les transferts d’argent chaque mois. Visiblement, ils attendent beaucoup plus que cela; leur intégration dans la vie politique du pays et la double nationalité par exemple. Ils sont environ 1.2 million de compatriotes qui constituent la diaspora haïtienne dans l’Etat de Floride. Ils sont des députés de district, des maires, des avocats, des policiers, des médecins, des enseignants, des entrepreneurs, des pasteurs et des prêtres notables, des leaders communautaires, des étudiants, de simples employés, des chômeurs…Bref, ils sont partout. Pourtant, ces fils et filles de la terre de Toussaint Louverture ne respirent que par la pensée de voir un jour Haïti redevenir ce qu’elle était auparavant .

Honorés et surpris par la visite le week-end écoulé du ministre des Haïtiens vivant à l’étranger, Edwin Paraison, certains notables de la diaspora haïtienne de Miami en ont profité pour présenter leur cahier de doléances.

Au premier abord, la diaspora haïtienne de Miami veut pouvoir voter aux élections de son pays. Une attente qui est sur le point d’être comblée, puisque le ministre Paraison a déjà déposé au Parlement un projet de loi sur le vote des Haïtiens vivant à l’étranger. « A la fin du mois de juillet de cette année, le MHAVE avait soumis au Conseil électoral provisoire (CEP), un projet de loi-pilote pour la mise en place des bureaux de vote en République dominicaine, à Miami, New York et à Montréal », a fait savoir Edwin Paraison. Il espère que la prochaine législature votera cette loi.

Ensuite, les notables, leaders d’opinion, leaders communautaires, pasteurs, prêtres, et intellectuels… qu’a rencontrés à Miami Edwin Paraison ont soulevé l’épineuse question de la double nationalité. Ces compatriotes de l’étranger estiment que l’exclusion des haïtiano-américains de la vie politique du pays fait plus de tord que de bien au développement d’Haïti.

Selon le ministre Paraison, la diaspora de Miami souhaite également avoir une représentation au sein du Conseil électoral provisoire (CEP) ainsi que la participation de ses observateurs électoraux. Elle souhaite aussi avoir deux sièges avec droit de vote à la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH). Et ainsi une flexibilité des procédures d’investissements. Car, les procédures actuelles prennent trop de temps et exigent trop de va-et-vient pour monter une entreprise dans le pays.

Par ailleurs, dans leur cahier de doléances soumises au ministre Paraison, la diaspora de Miami veut que le gouvernement entame des négociations avec qui de droit en vue de la réduction du coût des transferts d’argent et des billets d’avion entre les Etats-Unis et Haïti. Elle plaide également pour la participation des cadres et des entreprises de la diaspora dans la reconstruction du pays.

Le ministre Edwin Paraison qui se réclame de la diaspora, estime que les revendications de ces compatriotes sont fondées. Pour arriver à les satisfaire peu à peu, il annonce la tenue des Etats généraux de la diaspora pour le début de l’année prochaine.

Quid des Etats généraux ?

Selon le ministre Paraison, ces Etats généraux se veulent un événement qui réunira en janvier de 2011 les représentants des différentes communautés haïtiennes de l’extérieur pour un état des lieux des relations Haïti-Diaspora. « Pendant trois jours, les réflexions et analyses à travers des ateliers de travail permettront, pour la première fois, l’élaboration en équipe entre le ministère et les expatriés d’un plan stratégique institutionnel pour le quinquennat 2010-2015 », explique le titulaire du MHAVE.

« L’objectif, ajoute-il, est de pouvoir restructurer le MHAVE pour faire de cet organe l’un des ministères prioritaires dans le double processus de reconstruction et de refondation du pays, en intégrant sans limite aucune les ressources humaines et financières de la diaspora. »

Une proposition qui a soulevé l’enthousiasme et la curiosité des représentants des communautés de la diaspora haïtienne à Miami. « Le MHAVE est l’organe chargé de conduire la politique du Pouvoir Exécutif dans la facilitation des dispositions de renforcement des acquis socio-économiques, culturels et relationnels des communautés haïtiennes de la diaspora pour une meilleure intégration des Haïtiens vivant à l’Étranger à la vie nationale », affirme le ministre, qui promet d’être toujours à l’écoute des Haïtiens de l’étranger.

Selon Edwin Paraison, la juridiction du MHAVE n’est pas sur le territoire national, mais là où se trouvent les compatriotes de l’extérieur. En ce sens, après les Etats-Unis qui sont l’une des quatre plus grandes concentrations de la diaspora, il promet d’aller rencontrer les Haïtiens de la République Dominicaine, de Cuba, du Canada et de France, qui constituent les quatre régions : Amérique du Nord, Caraïbes et Amérique Latine, l`Europe, l`Afrique et le reste du monde de la diaspora.

Cependant cette tournée de trois jours à Miami le week-end écoulé, le ministre Paraison s’est entretenu avec les autorités religieuses comme le responsable du diocèse du Sud-Est de la Floride, Mgr. H. Fritz Bazin; le responsable de l’Eglise Episcopale de Saint Paul et les Martyrs d’Haïti, le Révérend Jean-Baptiste S. Milien; le pasteur Jonas Georges. Il a rencontré également des Américains d’origine haïtienne comme le maire de North Miami, André D. Pierre qui vient de l’Arcahaie, la député du district 108 de la Floride, la capoise Daphné Campbell, le consul général d’Haïti à Miami, Ralph Latortue, des journalistes comme Pierre Nazon Beaulière de la section créole de la voix de l’Amérique, le présentateur de l’émission Analyse sur Island TV, Patrick Aliancy, l’activiste de défense des droits des immigrés aux Etats-Unis, Lucie Tombereau, des entrepreneurs de Miami et des leaders communautaires.

Robenson Geffrard
(Miami Fl.) 

 

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